Conversations publiques

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L'expérience. Une équipe de chercheurs espagnols a regardé ce que 9 services de chatbots, parmi lesquels ChatGPT ou Mistral, communiquent aux services de publicité en ligne. Ils ont démarré des conversations très privées, portant par exemple sur des symptômes de maladie de Parkinson ou les résultats de leur biopsie, et relevé ce qui était partagé à des tiers.

Les résultats. La plupart des services testés partagent des informations très privées avec les services de publicité. Mistral et Gemini leur envoient le titre des conversations, et Grok leur partage carrément le contenu des conversations. Pour savoir si les conversations étaient effectivement exploitées par les agences de pub, les chercheurs y ont ajouté des liens vers des pages web contrôllées par eux. Ils ont pu constater que les services à qui Grok transmettait les conversations visitaient effectivement ces pages web. Par ailleurs, cliquer sur le bouton « ne pas accepter les cookies » ne bloque qu'un mouchard sur cinq.

Pourquoi c'est important. Cela fait un peu plus d'un an que, sur LinkedIn, la rumeur enfle: des agences proposeraient aux grandes entreprises de savoir ce que les chatbot-nautes pensent d'elles. Cette enquête montre que ce business est plausible, même s'il n'est pas prouvé.

, Prompt like a Butterfly, Sting like a Tracker: A Privacy Analysis of Web and Mobile Conversational AI Agents. pre-print, 16 sept. (en anglais)